Jean-Jacques Goldman

Jean-Jacques Goldman

# Posté le jeudi 30 avril 2009 16:49

Modifié le vendredi 01 mai 2009 15:04

Démodé (1981)

Démodé (1981)



# A l'envers 3:56
# Sans un mot 3:29
# Brouillard 5:10
# Pas l'indifférence 4:13
# Il suffira d'un signe 5:51
# J't'aimerai quand même 4:56
# Autre histoire 4:19
# Quelque chose de bizarre 4:00
# Quel exil 3:00
# Le rapt 4:29
# Juste un petit moment 1:33


QUEL CHANSON PRÉFÉREZ-VOUS?

# Posté le vendredi 01 mai 2009 08:29

A L'envers

A L'envers
J'ai bu dans toutes les tasses
J'ai gouté à tous les verres
J'ai perdu cent fois la face
Mais sans rien gagner derrière

J'voudrais bien trouver ma place
Naufragé cherche une terre
Déposer un peu d'angoisse
Y respirer un peu d'air
Autre part, autre frontière

La tête à l'envers
J'fais jamais jamais jamais l'affaire

Déguisé comme un gagnant
Tout dehors et rien dedans
Bronzage été comme hiver
Ça j'ai jamais su le faire

J'suis tombé profond profond
J'croyais tous les zéros frères
Mais dans la jungle des bas-fonds
Rallume un peu la lumière
J'suis pas plus doué pour l'enfer

La vie à l'envers
J'fais jamais jamais jamais l'affaire

J'ai cherché dans tous les livres
En long en large en travers
J'ai rien trouvé qui délivre
J'ai rien trouvé qui espère

J't'ai pas dit les mots des autres
J'connais pas l'vocabulaire
Suffit pas d'être sincère
Y a des façon des manières
J'suis pas doué j'sais pas y faire

Le c½ur à l'envers
J'fais jamais jamais jamais l'affaire

# Posté le jeudi 30 avril 2009 16:58

Modifié le vendredi 01 mai 2009 10:44

Sans un mot

Sans un mot
À 15 ans on m'avait dit
Si t'es sage et bien gentil
T'auras une mobylette
J'avais que ça dans la tête yéyé

Après ça l'automobile
Pour l'entrée en faculté
Je me faisais pas de bile
La voie était bien tracée yéyé

À 18 ans j'avais tout
Tout ce qu'ils auraient rêvé
Ils ont rien compris du tout
Quand un soir j'suis pas rentré non non

J'étais pas des plus malins ni un super ambitieux
Mais n'espérer que demain à 20 ans c'est un peu peu yéyé

On nous gonflait la tête de désirs vulgaires
De pouvoir et d'argent qu'on aurait mis à l'eau
Nous, on parlait histoire liberté univers
Et l'on aurait donné notre vie sans un mot sans un mot

Si tu dis si tu sais ça
Si tu étudies cela
Pense à ce que qu'on veut de toi
Après ça tu choisiras yéyé

Le diplôme c'est pas tout
Tu sais il y a la vie aussi
Mais saches que sans le sou
Tu te payes une drôle de vie yéyé

Les filles et puis les bagnoles
Voilà déjà la moitié
De tout le temps que tu donnes
Mais t'as pas le temps d'y penser non non

Je suis pas de plus malins ni un super ambitieux
Mais se trouver inutile à 20 c'est pas facile non non

Y'en a qui partent en Orient
En Afrique ou en Asie
Pour y soigner les enfants
Et pour s'y soigner aussi yéyé

Mais j'ai choisi la banlieue
Si tu crois que c'est facile
Viens donc vivre ici mon vieux
Oublies pas ta carabine non non

Et puis partout c'est pareil
C'est à prendre ou à laisser
La vie avant le sommeil
La plaisir pour oublier yéyé

Je suis pas des plus malins ni un super ambitieux
Et je plains les plus malins et je plains les ambitieux
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# Posté le vendredi 01 mai 2009 08:36

Brouillard

Brouillard
Brouillard et matin
Blanches et froides mes mains
Le poids du sac aux épaules

Brumes dans la tête
Les secondes et les gestes
Le froid qui brûle et qui frôle

L'heure n'est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
Si tu ne sais pas où tu vas, l'habitude est là pour te le dire

Muscle qui fatigue
C'est l'outil qui te guide
Le feu l'acier qui imposent

Douces dans la tête
Des voix, loin, te répètent
Il y a des rêves qu'on ose

L'heure n'est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai, pour ne plus revenir

Je prendrais la nationale
Guidé par une évidence
Par une fièvre brutale et je partirai

Je prendrai les pluies du Sud
Pures et lourdes à bras le corps
Les tiédeurs et les brûlures et je renaîtrai
J'écouterai les secondes dans les pays arrêtés
Elles durent tout un monde, une éternité
Et quand j'atteindrai le terme quand le tour sera joué
Je n'aurai jamais plus jamais les yeux baissés

Oublier les visages
Regretter son sourire
Les larmes au coin de ses cils

Savoir briser partir
Pour ne jamais haïr
C'est tellement difficile

L'heure n'est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai pour ne plus revenir
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# Posté le jeudi 30 avril 2009 17:15